L'atelier
Je propose au pigment un chemin, l'eau décide du voyage.
Je m'appelle Martine. Je peins le Bassin d'Arcachon à l'aquarelle depuis une vingtaine d'années : les cabanes tchanquées, les pinasses posées sur l'estran, la lumière basse des matins de marée. Chaque feuille est peinte en une seule séance — parfois sur le motif, le plus souvent à l'atelier.

Le geste
Mouillé sur mouillé, en une seule séance.
Je travaille sur du papier 100 % coton 300g grain fin, Arches ou Saunders Waterford selon mes besoins. Pour la technique du mouillé sur mouillé, j'imbibe le papier à cœur avant de poser la couleur.
Je peins en une seule séance. Quand le geste est juste, l'eau diffuse la peinture là où je ne l'avais pas forcément prévu, et c'est souvent ainsi que le tableau prend vie.
J'utilise différentes marques de pigments sélectionnés au fil du temps. J'ajoute très rarement du blanc de gouache : je préfère préserver le blanc du papier pour créer la lumière.
Le processus
Comment naît une aquarelle.
01
L'observation
Le motif se choisit sur le Bassin : les cabanes, les pinasses posées sur l'estran, la lumière basse des matins, les marées sur le sentier du littoral. J'observe, je dessine, je retiens les couleurs. L'aquarelle, elle, viendra plus tard…
02
La séance
De retour à l'atelier, le papier préparé et les croquis sous les yeux, les lavis sont posés en eau. La séance occupe toute la journée, et l'aquarelle s'y achève : une seule tentative.
03
La signature
Une fois sèche, l'aquarelle est signée sur la face, puis datée au dos et enfin préparée avec son certificat d'authenticité.
Ce que je peins
Des rivages, des matins.
La matière
- Papier 100 % coton, 300 g, grain fin
- Arches ou Saunders Waterford, selon la technique
- Le blanc est celui du papier, réservé à l'avance
La méthode
- Une seule séance, mouillé sur mouillé
- Motifs du Bassin, peints sur place ou à l'atelier
- Aucune retouche de l'aquarelle : ce que vous voyez est la feuille
« Je ne cherche pas à capter l'attention, mais à retenir le regard. »



